Présentation stratégique du PAP 2010 pour le programme 156 (par le responsable de programme)

 

 

PRÉSENTATION STRATÉGIQUE DU PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES    

 

 Philippe PARINI
Directeur général des finances publiques
Responsable du programme n° 156 : Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local

 

 

Le programme “ Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local ” regroupe les moyens consacrés aux opérations de recettes (assiette, recouvrement, contrôle) de l’État, des collectivités territoriales et de celles versées à l’Union européenne, le paiement des dépenses publiques et la tenue des comptes publics.

 

La mise en œuvre de ce programme relève de la direction générale des finances publiques (DGFiP), issue de la fusion de la direction générale des impôts et de la direction générale de la comptabilité publique.

 

La DGFIP a conduit une réforme structurelle qui, tout en illustrant la capacité de l’État à se réformer, permet d’améliorer la qualité de service à l’usager et aux collectivités locales. A peine deux ans après sa création, la DGFIP aura mis en œuvre d’ici la fin de l’année 2010 l’essentiel des opérations de fusion, soit plus d’une année d’avance.

 

L’année 2010 est aussi pour la DGFiP et ses personnels celle de l’aboutissement de la démarche du document d’orientations stratégiques (DOS), qui fixe, pour la période 2010-2012, les objectifs stratégiques de la direction. La DGFiP inscrit son action dans un ensemble de principes qui sont autant d’engagements et de références guidant l’exercice de ses missions et l’organisation de ses services. Le DOS est un document fédérateur qui témoigne de l’engagement de la DGFIP au service des missions de politique publique avec des objectifs de qualité de service pour l’État, l’usager, les collectivités territoriales et les organismes publics.

 

L’année en cours marque ainsi une étape à la fois essentielle et fondatrice :

-  essentielle pour mieux répondre aux attentes des usagers, pour enrichir les services offerts aux élus locaux, pour améliorer l’efficacité des services. Fin 2010, la mise en place d’un interlocuteur fiscal unique des élus locaux en matière fiscale sera généralisée dans l’ensemble des départements. Pour sa part, le guichet fiscal unifié pour les particuliers se traduit par la mise en œuvre de l’accueil fiscal de proximité – opérationnel depuis septembre 2009 sur tout le territoire -, 260 services des impôts des particuliers (SIP) déjà en place, et la création envisagée de 350 nouveaux SIP en 2010, portant l’avancée du déploiement au-delà de l’objectif fixé. Il en ira de même s’agissant de la mise en place des directions locales unifiées avec, fin 2010, une direction départementale ou régionale des finances publiques à la tête du réseau de la DGFiP dans une très large majorité de départements (près de 90%) ;

-  fondatrice pour la DGFiP et ses personnels. Les travaux sont engagés pour unifier les statuts de l’ensemble des personnels et les règles de gestion afférentes (recrutement, affectation, rémunération, parcours professionnels…). Après un premier semestre consacré à la rédaction des statuts unifiés, ce sont les règles de gestion qui seront examinées, en association avec les organisations syndicales, pour parvenir à un accord d’unification à la fin de l’année. Les statuts et règles de gestion unifiés offriront un espace professionnel élargi aux agents de la DGFiP. Ils doivent faciliter la mobilité interne et la diversité des carrières. La fusion s’accompagne par ailleurs d’importants dispositifs de promotion interne et de plans de qualifications qui traduisent de manière concrète la reconnaissance de la valeur professionnelle des agents.

 

L’année 2011 sera, quant à elle, celle de l’achèvement du déploiement des nouveaux services et du règlement des situations résiduelles complexes ou particulières. Ce sera également l’année de mise en œuvre des nouveaux statuts après plusieurs mois de réflexion sur les règles de gestion qui les accompagnent.

 

Ainsi, au début de 2012, la fusion sera achevée et permettra de recueillir pleinement les fruits de la création d’une grande administration financière unifiée, au cœur de la réforme de l’État.

 

La DGFiP contribue également à la révision générale des politiques publiques (RGPP), au travers des démarches structurantes suivantes :

-  la mise en œuvre de la politique immobilière de l’État, dont la responsabilité est désormais confiée à la DGFIP. La réforme de la gestion du patrimoine immobilier de l’État répond à l’objectif clair de doter l’État d’un parc immobilier plus économe des deniers publics, mieux adapté aux missions de l’État et de meilleure qualité. Afin d’illustrer l’importance de la politique immobilière de l’État, un nouvel objectif a été inscrit dans le PAP 2011 ;

-  la poursuite active de la modernisation de l’administration électronique en vue de simplifier les procédures et de limiter les consommations de papier. Après les succès enregistrés en 2009 et en 2010, la part de télédéclarants à l’IR devra encore progresser pour atteindre 11,5 millions de télédéclarants en 2011. La télédéclaration de la TVA sera progressivement généralisée à toutes les entreprises. La promotion du règlement des crédits d’impôt et de la prime pour l’emploi par virement sera développée. Une politique encourageant la dématérialisation du règlement de l’impôt sera également mise en œuvre. L’administration électronique permettra de moderniser les relations avec l’ensemble des partenaires, notamment les collectivités territoriales et les établissements publics locaux, les mutuelles, les trésoreries hospitalières ainsi que les professions réglementées telles que les notaires ;

-  la réforme de la gestion des retraites de l’État, avec la constitution du compte individuel retraite de chaque fonctionnaire, permettant une connaissance de leurs droits à retraite au fur et à mesure de leur carrière. Cette réforme prend appui sur la mise en place des centres de gestion des retraites (gestionnaires des comptes de pensionnés et payeurs des pensions) et de centres d’appel téléphoniques et internet auprès desquels les fonctionnaires retraités et actifs pourront obtenir des renseignements à caractère général ou sur leur dossier personnel de pension. Enfin, la mise en place de la liquidation des pensions sur la base d’un processus industriel constitue un facteur de gains d’efficacité importants et de qualité de service accrue ;

-  la mise en place d’une structure permanente de réingénierie des processus afin d’alléger et de simplifier les tâches administratives de production, tout en optimisant à la fois l’efficacité de l’administration, la qualité de service aux usagers et  les conditions de travail des personnels ;

-  la modernisation de la chaîne de la dépense avec la mise en place de services facturiers afin de réduire les délais de paiement des fournisseurs de l’État. La DGFiP est  un acteur central de la mise en place du nouvel outil informatique – CHORUS – de gestion financière, budgétaire et comptable de l’État, en cohérence avec les options d’organisation issues de la RGPP. CHORUS a été déployé dès 2008, pour certains programmes, dans les services chargés de la dépense de l’État, dont la cartographie a été resserrée. En janvier 2011, l’application sera étendue aux services gestionnaires de crédits. A compter de cette date, la DGFiP mettra en place des centres de services partagés (CSP) et des services facturiers (SFACT) au niveau régional, en y offrant une prestation de services mutualisée aux directions locales dépendant de la DGFiP dans le ressort régional, ainsi qu’aux DIRECCTE et aux services déconcentrés des ministères de la culture, de la santé et de la jeunesse et des sports. Cette mise en place induit une nouvelle organisation de la chaîne de la dépense, faisant émerger, dans les CSP et les SFACT et dans les services gestionnaires, de nouveaux métiers. Chaque service gestionnaire conservera l’intégralité de ses prérogatives de gestion actuelles. Les CSP constitueront des services du pôle transverse de la DRFiP (et, si elle n’est pas créée au 1er janvier 2011, de la trésorerie générale de région). Ils prendront en charge la saisie dans l’application CHORUS de l’engagement juridique et comptable des dépenses décidées par les gestionnaires, ainsi que la certification du service fait, constaté préalablement par les gestionnaires. Un service facturier déconcentré sera installé, au sein du pôle gestion publique de chaque direction régionale des finances publiques (ou de la trésorerie générale de région si la DRFiP n’est pas créée au 1er janvier 2011). Il traitera les opérations initiées dans l’application par le centre de services partagés (réception de la facture, liquidation, “ demande de paiement ” dans CHORUS, paiement). Dans ces conditions, le déploiement de CHORUS et de la nouvelle organisation qui l’accompagne constituent un enjeu important et un projet exemplaire à l’échelle de l’État. A compter de 2012, CHORUS devrait être étendu aux services en charge de la comptabilité de l’État ;

-  l’engagement du chantier d’harmonisation des procédures de recouvrement, notamment en matière de relances, de pénalités ou de frais de poursuite ;

-  la mise en place d’un baromètre de la qualité de service au sein de l’administration, afin de rendre compte régulièrement auprès des usagers des évolutions de la qualité du service rendu pour les démarches qu’ils jugent prioritaire. La DGFIP participa activement à cette démarche, au travers notamment d’un indicateur nouveau inséré dans le PAP, qui mesure le respect du référentiel Marianne de qualité de l’accueil.

 

L’ensemble de ces réformes tendent à renforcer la satisfaction des intérêts du citoyen, de l’usager et du contribuable. S’inscrivant dans une logique de performance, elles permettront de mieux répondre à trois axes essentiels du programme :

-  promouvoir le civisme fiscal et assurer la lutte contre la fraude. Déclarer ses revenus, puis s’acquitter de son impôt, est l’expression concrète du consentement à l’impôt qui fonde le pacte républicain. C’est pourquoi la DGFiP s’attache à améliorer le civisme fiscal, c’est-à-dire l’accomplissement volontaire de leurs obligations par les contribuables, en proposant aux usagers une offre de service mieux adaptée, des démarches simplifiées et une administration d’une qualité de service de haut niveau, devenue plus accessible grâce aux nouvelles technologies. La promotion du civisme fiscal s’exerce également à travers la mission de contrôle et de lutte contre la fraude fiscale avec, en contrepartie de garanties accrues pour assurer la sécurité juridique des contribuables de bonne foi, des garanties et des moyens juridiques solides également octroyés au contrôle fiscal pour agir. Les moyens d’investigation de l’administration pour lutter contre les fraudes les plus complexes, notamment celles réalisées via les paradis fiscaux, ont été ainsi renforcés par la loi de finances rectificative pour 2009 avec la mise en place de mesures pénalisantes à l’encontre des territoires non coopératifs (majoration du taux de retenue à la source pour les flux à destination de ces territoires, renforcement des dispositifs anti-abus, retrait du bénéfice du régime mères-filles) et la création d’une procédure judiciaire d’enquête fiscale. Cette nouvelle procédure comporte deux novations essentielles : la possibilité de saisir la justice de dossiers de fraude fiscale “ complexe ” sur la base de présomptions caractérisées, pour enquête, et l’octroi de prérogatives de police judiciaire à certains agents issus de l’administration fiscale. Cette procédure doit rendre possible un meilleur traitement de ces affaires, au regard tant du contrôle fiscal que du recouvrement, et une plus grande exemplarité dans les sanctions susceptibles d’être in fine prononcées par le juge répressif ;

-  assurer, pour les citoyens, la transparence des comptes publics et rendre les services au meilleur coût. La recherche d’une plus grande efficience de la gestion est constante au sein des réseaux chargés de la mise en œuvre du programme, qui ont conclu dès 2000 leurs premiers contrats de performance et ont accompli depuis des efforts significatifs en ce domaine. Les exigences de transparence sur les comptes publics et de qualité comptable constituent le fondement de la nouvelle fonction comptable voulue par la LOLF, dont la mise en œuvre est un axe essentiel de l’action de la DGFiP. La certification des comptes de l’État pour l’année 2009, intervenue le 25 mai dernier par la Cour des comptes pour la quatrième année consécutive et assortie de 9 réserves contre 12 précédemment, témoigne des progrès accomplis par la DGFiP dans le respect de ces exigences et constitue un signal extrêmement positif sur la qualité des comptes de la France, enjeu essentiel dans le contexte financier actuel ;

-  améliorer la qualité des services rendus aux usagers, qu’ils soient créanciers ou débiteurs, aux collectivités locales et aux partenaires de l’État. Partagée par tous les services intervenant pour la mise en œuvre du programme, la qualité est au cœur de leur action. Ainsi, la démarche partenariale auprès des collectivités locales et des établissements publics locaux, développée depuis plusieurs années au travers des conventions de service comptables et financiers (CSCF), franchit aujourd’hui une nouvelle étape, saluée par l’Association des Maires de France, via une nouvelle forme de convention (l’engagement partenarial) à destination des partenaires de la DGFiP non couverts par les CSCF.

 

 

 

RÉCAPITULATION DES OBJECTIFS ET INDICATEURS DE PERFORMANCE    

 

 OBJECTIF 1

Réussir la fusion

 INDICATEUR 1.1

Déploiement du guichet fiscal unifié

 INDICATEUR 1.2

Nombre de directions régionales ou départementales des finances publiques

 INDICATEUR 1.3

Amélioration des services rendus aux collectivités territoriales

 OBJECTIF 2

Favoriser l’accomplissement volontaire des obligations fiscales (civisme fiscal)

 INDICATEUR 2.1

Taux de déclaration et de paiement des impôts

 OBJECTIF 3

Faciliter l’impôt

 INDICATEUR 3.1

Respect du référentiel Marianne

 INDICATEUR 3.2

Niveau de développement des procédures dématérialisées à la DGFiP

 OBJECTIF 4

Assurer la lutte contre la fraude fiscale et le recouvrement offensif des impôts et des amendes

 INDICATEUR 4.1

Pourcentage des contrôles réprimant les fraudes les plus caractérisées

 INDICATEUR 4.2

Taux de recouvrement DGFiP en droits et pénalités sur créances de contrôle fiscal externe au titre de l’année N-2

 INDICATEUR 4.3

Taux de paiement des amendes

 OBJECTIF 5

Maîtriser les coûts de gestion des administrations financières

 INDICATEUR 5.1

Taux d’intervention sur les recettes et les dépenses

 INDICATEUR 5.2

Taux annuel d’évolution de la productivité globale de la DGFiP

 OBJECTIF 6

Assurer la qualité comptable

 INDICATEUR 6.1

Indice des jours-anomalies constatés dans la comptabilité de l’Etat

 INDICATEUR 6.2

Indice agrégé de suivi qualitatif des comptes locaux

 OBJECTIF 7

Réduire les délais de paiement des dépenses publiques

 INDICATEUR 7.1

Délai de paiement des dépenses publiques

 OBJECTIF 8

Renforcer la qualité du service partenarial rendu au secteur public local

 INDICATEUR 8.1

Dématérialisation dans le secteur public local

 INDICATEUR 8.2

Taux brut de recouvrement des recettes des collectivités locales – hors fiscalité et dotations

 OBJECTIF 9

Optimiser, par l’accélération des délais de traitement, la qualité du service rendu aux agents publics en matière de pension

 INDICATEUR 9.1

Pourcentage de dossiers de départs en retraite urgents traités dans un délai de deux mois

 OBJECTIF 10

Mettre en oeuvre la politique immobilière

 INDICATEUR 10.1

Taux annuel d’évolution de la mise en oeuvre de la politique immobilière

 

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RGPP, généralités

Le Premier ministre,  François Fillon, a lancé officiellement le 10 juillet 2007, le chantier de la révision générale des politiques publiques (RGPP) ; il succède aux audits de modernisation initiés par le précédent Gouvernement. La RGPP a pour ambition de remettre à plat, « sans tabou ni a priori » l’ensemble des missions de l’État, pour dépenser mieux tout en améliorant la qualité du service rendu. La RGPP concourt donc directement à la modernisation des administrations publiques. Les mesures sont suivies régulièrement par un Conseil de modernisation des politiques publiques présidé par le Président de la République. 150 nouvelles mesures ont été adoptées pour lapériode 2011-2013. 

Le Conseil de modernisation des politiques publiques : instance de validation et de suivi de la RGPP

Placé sous la présidence du Président de la République, le Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) réunit l’ensemble du Gouvernement et les membres permanents du comité de suivi. Il constitue l’instance de validation des décisions étudiées préalablement en comité de suivi. Il fixe les grandes orientations et définit les étapes de la réforme. Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat en est le rapporteur général.

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Objectifs et missions de la DGFiP source: http://www.performance-publique.budget.gouv.fr

La direction générale des Finances publiques (DGFiP)Dernière mise à jour le 05/07/11

La création de la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a été annoncée lors du deuxième Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) qui s’est tenu le 4 avril 2008. Elle scelle la fusion de la direction générale des Impôts (DGI) et de la direction générale de la Comptabilité publique (DGCP). Elle est placée sous l’autorité du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

La création de la direction générale des Finances publiques (DGFiP) participe à la réforme de l’État menée dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). M. Philippe PARINI a été nommé directeur général des Finances publiques par décret du 10 avril 2008.

I) Les objectifs de la réforme instaurant la DGFiP

Quatre objectifs prioritaires sont assignés à la création de la DGFiP :

  1. Mieux répondre aux attentes des usagers en leur offrant un guichet fiscal unique sur l’ensemble du territoire ;
  2. Mieux répondre aux besoins des collectivités locales en enrichissant les prestations de conseil financier et fiscal qui leur sont destinées ;
  3. Améliorer la performance et l’efficacité des services de l’État, en utilisant les complémentarités entre les services, notamment pour mieux lutter contre la fraude fiscale et améliorer le recouvrement de toutes les recettes publiques ;
  4. Élargir les perspectives professionnelles des 130 000 agents de la nouvelle direction.

Cette fusion constitue l’un des axes structurant de la modernisation du ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, puisque cette direction rassemble plus de 80 % de ses effectifs.

II) L’organigramme de la DGFiP est structuré autour de trois grandes directions :

  • La direction chargée du pilotage du réseau et des moyens ;
  • La direction chargée de la gestion publique ;
  • La direction chargée de la fiscalité.

l’administration centrale (ie les 3 directions) pilote le réseau.

III) Les grandes missions de la DGFiP concernant la fiscalité et la gestion publique sont les suivantes :

  • Établir les impôts ;
  • Contrôler les déclarations fiscales ;
  • Recenser le patrimoine foncier et conserver les actes relatifs aux immeubles ;
  • Recouvrer les recettes publiques ;
  • Contrôler et exécuter les dépenses publiques ;
  • Produire l’information budgétaire et comptable ;
  • Offrir des prestations d’expertise et de conseil financier ;
  • Gérer la clientèle des dépôts de fonds au Trésor ;
  • Piloter la stratégie immobilière de l’État.

RESUME: la DGFiP un produit de la RGPP.

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Histoire de la DGCP

Les grandes missions de la DGCP, source http://www.minefi.gouv.fr

 

Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale

Le réseau du Trésor public recouvre les recettes fiscales de l’État et des collectivités locales :

impôts d’État : impôt sur le revenu, redevance audiovisuelle

impôts locaux : taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle

taxes spécifiques : taxes d’urbanisme, etc.

Dans ce cadre, il s’attache à simplifier et faciliter les démarches des particuliers :

par des engagements de services communs avec la direction générale des impôts visant à améliorer la qualité de l’accueil et l’efficacité du service rendu : accueil à distance, information accrue, délai de traitement des demandes, etc.

en mettant à leur disposition une gamme diversifiée de formules de paiement automatique de leurs impôts.

Gestion financière de l’État hors fiscalité

En tant qu’opérateur de référence des flux comptables et financiers de l’État, le réseau du Trésor public exerce un rôle central dans la chaîne des dépenses et recettes des ministères et des autorités déconcentrées de l’État et dans la mise en place de la nouvelle fonction comptable de l’Etat.

- Recettes non fiscales de l’État

Le Trésor public assure le recouvrement des recettes non fiscales émises par les autres services de l’État :

les amendes et condamnations pécuniaires ;

les produits divers pour le compte des services déconcentrés des ministères (fonds de concours par exemple).

- Paiement des dépenses de l’État

Garant de la régularité des dépenses de l’État, le Trésor public contribue au pilotage de la dépense publique et à la sécurité de la chaîne des procédures de dépenses à travers ses missions de contrôle financier des dépenses déconcentrées, de paiement des dépenses et de contrôle externe de l’utilisation des fonds publics.

- Fonction comptable de l’État

La transparence des comptes publics est une exigence démocratique forte. Aussi la mission comptable du Trésor public ne se réduit-elle pas au seul enregistrement des flux financiers. Elle intègre également la production et la valorisation des informations issues des systèmes budgétaires et comptables à destination du Parlement, du Gouvernement, de la Cour des comptes et des instances européennes.
La mise en place d’une nouvelle fonction comptable représente un enjeu majeur. Elle a en effet pour objet de garantir la qualité comptable et la bonne application par les services de l’État des principes de la comptabilité d’exercice institués par la LOLF.

- Prestations d’expertise

Le Trésor public offre une gamme diversifiée de prestations d’expertise dont :

Les missions d’expertise économiques et financières des projets d’investissements publics,

Le conseil aux préfets dans le cadre des politiques publiques ou la délivrance d’avis économiques et financiers sur les dispositifs d’aides publiques ;

La coordination des actions fiscales et financières en faveur des entreprises en difficulté.

Gestion des pensions

En aval du service des pensions du ministère, les centres régionaux des pensions du Trésor public assurent le contrôle et le paiement des droits à pension des agents de l’État.

Gestion financière du secteur public local hors fiscalité

Les comptables du Trésor public sont les partenaires de référence des élus et ordonnateurs du secteur public local.

- Recettes non fiscales du secteur public local
Le Trésor public recouvre les recettes non fiscales directement émises par les collectivités et établissements publics locaux : produits des cantines, des crèches, redevances d’eau et d’assainissement des communes, loyers des offices publics HLM, prestations facturées par les établissements publics de santé.

- Dépenses du secteur public local
Les trésoreries assurent le contrôle et le paiement de l’intégralité des dépenses des collectivités et établissements publics locaux.
La fonction de paiement s’exerce selon une nouvelle méthode de contrôle – dit hiérarchisé – fondée sur une approche par les enjeux et les risques. La priorité est donnée à la réduction du délai de paiement par tous les acteurs de la chaîne de la dépense.

- Fonction comptable du secteur public local
La DGCP assure la conception et la modernisation des cadres comptables des collectivités et établissements publics locaux.
Au quotidien, le réseau du Trésor public assure la tenue de 110 000 comptabilités du secteur public local et restitue aux ordonnateurs les informations destinées au suivi budgétaire et patrimonial des comptes de leur collectivité.
Les comptables rendent compte de leur gestion en déposant leurs comptes aux chambres régionales des comptes. La fonction comptable du secteur public local a également pour objet de valoriser les données comptables auprès des décideurs locaux et des citoyens (www.minefi.colloc.gouv.fr).

- Prestations d’expertise et d’appui au secteur public local
Cette mission du Trésor public auprès des élus locaux concerne l’ensemble de l’activité financière locale : fiscalité, élaboration des budgets, analyses financières rétrospectives et prospectives, aide à la gestion de trésorerie, marchés publics, etc.

Gestion des fonds déposés

La gestion des fonds déposés est exercée au bénéfice des organismes soumis à une obligation de dépôt de fonds auprès de l’État (collectivités territoriales, établissements publics, régisseurs) et de la clientèle de la Caisse des dépôts et consignations (notaires, mandataires de justice, organismes de protection sociale, secteur du logement social, associations, secteur du logement social, etc.).

Les ressources humaines

Au 1er janvier 2006, le Trésor public compte 55 104 emplois budgétaires (ETPT).

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LOI DES FINANCES 2012 promulguée: AUTORISATIONS BUDGÉTAIRES POUR 2012. ― PLAFONDS DES AUTORISATIONS D’EMPLOIS

TITRE II : AUTORISATIONS BUDGÉTAIRES POUR 2012. ― PLAFONDS DES AUTORISATIONS D’EMPLOIS

Le plafond des autorisations d’emplois de l’Etat pour 2012, exprimé en équivalents temps plein travaillé, est réparti comme suit :

DÉSIGNATION DU MINISTÈRE
ou du budget annexe
PLAFOND
exprimé
en équivalents
temps plein travaillé
I. ― Budget général 1 922 505
Affaires étrangères et européennes 15 024
Agriculture, alimentation, pêche, ruralité et aménagement du territoire 31 789
Budget, comptes publics et réforme de l’Etat 139 495
Culture et communication 10 995
Défense et anciens combattants 293 198
Ecologie, développement durable, transports et logement 59 566
Economie, finances et industrie 14 005
Education nationale, jeunesse et vie associative 953 353
Enseignement supérieur et recherche 17 298
Fonction publique
Intérieur, outre-mer, collectivités territoriales et immigration 280 474
Justice et libertés 76 887
Sports
Services du Premier ministre 9 239
Solidarités et cohésion sociale
Travail, emploi et santé 21 182
Ville
II. ― Budgets annexes 11 985
Contrôle et exploitation aériens 11 151
Publications officielles et information administrative 834
Total général 1 934 490

 

 

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contrôle fiscal PLF 2012

6. La nécessaire préservation des moyens affectés à la lutte contre la fraude fiscale

La lutte contre la fraude fiscale constitue une finalité essentielle du programme 156, ce dont vos rapporteurs spéciaux se félicitent. La mesure de la performance en ce domaine, telle qu’elle ressort des informations fournies dans le projet annuel de performances, indique des résultats satisfaisants. En effet, l’objectif « Assurer la lutte contre la fraude et le recouvrement offensif des impôts et des amendes » est notamment renseigné par deux indicateurs évaluant le « Pourcentage des contrôles réprimant les fraudes les plus caractérisées » et le « Taux de recouvrement DGFiP en droits et pénalités sur créances et contrôle fiscal externe au titre de l’année N-2 » pour lesquels les cibles sont atteintes.

En effet, la prévision actualisée pour 2011 concernant le « Pourcentage des contrôle réprimant les fraude les plus caractérisées » est de 28,5 %, conformément à la cible fixée dans le projet annuel de performances pour 2011. Il en va de même pour le « Taux de recouvrement DGFiP en droits et pénalités sur créances et contrôle fiscal externe au titre de l’année N-2 », qui est conforme aux objectifs retenus, soit un « taux brut de recouvrement DGFiP en droits et pénalités sur créances de contrôle fiscal externe au titre de l’année N-2 » égal de 42 % et un « taux net de recouvrement DGFiP en droits et pénalités sur créances de contrôle fiscal externe au titre de n’année N-2 » de 60 %   (total droits et pénas recouvrés/créances du CF en N-2 = 42% taux brut, 60% taux net). Il est à noter malgré tout que ces sous-indicateurs révèlent une performance moindre en comparaison avec l’exercice 2010, puisque ces taux étaient respectivement de 49,1 % et 64,7 %.

Vos rapporteurs spéciaux craignent que la réduction des moyens accordés aux contrôles fiscaux ne nuise à l’efficacité de la lutte contre la fraude. En effet, le nombre des contrôles fiscaux sur place a fortement diminué depuis 2006, année à partir de laquelle a été engagé la réduction du nombre d’emplois au sein de l’administration fiscale. Cette tendance est particulièrement prononcée pour ce qui est des examens contradictoires de situation fiscale personnelle (ESFP) qui concernent les particuliers ; leur nombre a chuté de plus de 15 % entre 2006 et 2010.

Évolution du nombre de contrôles fiscaux sur place

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

Évolution 2010/2006

Vérification de comptabilité
(Contrôle sur place)
46 852
47 267
47 851
47 784
47 844
47 703
47 689
-0,34 %
Examen contradictoire de l’ensemble de la situation fiscale personnelle (ESFP)
5 112
4 959
4 578
4 508
4 166
3 912
3 883
-15,18 %
Total des contrôles sur place

51 964

52 226

52 429

52 292

52 010

51 615

51 572

-1,63 %

Source : Tome I du fascicule « Voies et moyens » annexé au projet de loi de finances pour 2012

Parallèlement à la diminution du nombre de contrôle fiscaux, doivent être observés des résultats plus faibles en termes de montants rappelés et de pénalités appliquées. Certes, un renversement de cette tendance à partir de 2009, de même qu’une progression substantielle des droits simples rappelés à la suite de vérifications de comptabilité entre 2006 et 2010 sont constatés. Cependant, le montant des droits simples rappelés lors d’examens contradictoires de situation fiscale personnelle (ESFP) a diminué de 3,10 % entre les exercices 2006 et 2010, ce qui ne semble pas sans lien avec une réduction du nombre de ces contrôles.

Évolution du montant des droits nets rappelés et des pénalités appliquées dans le cadre de contrôles fiscaux sur place

2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Évolution 2010/2006
Vérification de comptabilité
(Contrôle sur place) :
Total des droits simples rappelés
6 343
6 332
6 420
6 579
6 734
7 194
7 485
+16,59 %
Pénalités appliquées (tous impôts)
2 650
2 690
2 764
3 264
2 285
2 184
2 292
-17,08 %
Examen contradictoire de l’ensemble de la situation fiscale personnelle (ESFP) :
Droits simples rappelés
595
524
484
446
384
412
469
-3,10 %
Pénalités appliquées (tous impôts)
326
257
276
229
160
145
154
-44,20 %
Source : Tome I du fascicule « Voies et moyens » annexé au projet de loi de finances pour 2012

Si vos rapporteurs spéciaux ne peuvent qu’être favorables à la maîtrise des dépenses de l’administration fiscale, ils estiment néanmoins que celle-ci ne doit pas remettre en cause l’efficacité de la lutte contre la fraude fiscale dont les moyens doivent être préservés.


* 1 Rapport d’information n° 60 (2011-2012) de MM. Philippe DALLIER et Albéric de MONTGOLFIER, fait au nom de la commission des finances sur la fusion de la direction générale de la comptabilité publique et de la direction générale des impôts.

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crédit d’un programme: ex. de la DGFiP

Des crédits stables en 2012

Les autorisations d’engagement (AE) demandées au titre du programme pour 2012 s’élèvent à 8 464,08 millions d’euros, ce qui ne représente qu’une hausse de 80 000 euros par rapport à 2011.

Les crédits de paiement (CP), quant à eux, devraient s’établir à 8 446,37 millions d’euros en 2012, soit une baisse de 0,05 % en comparaison à l’exercice précédent.

Évolution des crédits du programme « Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local », par action

(en millions d’euros)

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Ouvertes en LFI pour 2011

Demandées pour 2012

Évolution

Ouverts en LFI pour 2011

Demandés pour 2012

Évolution

Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local

8 464,00

8 464,08

+0,00 %

8 450,67

8 446,35

-0,05 %

Action 01 – Fiscalité des grandes entreprises

74,59

74,32

-0,36 %

74,59

74,32

-0,36 %

Action 02 – Fiscalité des PME

2 087,35

2 031,91

-2,66 %

2 088,18

2 032,88

-2,65 %

Action 03 – Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale

2 004,11

1 956,20

-2,39 %

2 005,90

1 958,09

-2,38 %

Action 05 – Gestion financière de l’État hors fiscalité

562,77

590,83

+4,99 %

563,66

591,86

+5,00 %

Action 06 – Gestion des pensions

74,69

69,66

-6,74 %

74,09

69,63

-6,02 %

Action 07 – Gestion financière du secteur public local hors fiscalité

1 382,02

1 471,88

+6,50 %

1 385,22

1 473,63

+6,38 %

Action 08 – Gestion des fonds déposés

73,39

73,46

+0,09 %

73,39

73,50

+0,15 %

Action 09 – Soutien

2 205,08

2 195,83

-0,42 %

2 185,64

2 172,44

-0,60 %

Source : projet annuel de performances de la mission « Gestion des finances publiques et des ressources humaines » pour 2012

Évolution des crédits du programme « Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local », par titre

(en millions d’euros)

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Ouvertes en LFI pour 2011

Demandées pour 2012

Évolution

Ouverts en LFI pour 2011

Demandés pour 2012

Évolution

Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local

8 464,00

8 464,08

+0,00 %

8 450,67

8 446,35

-0,05 %

Titre 2. Dépenses de personnel

6 990,30

7 073,84

+1,20 %

6 990,30

7 073,84

+1,20 %

Autres dépenses :

1 473,71

1 390,24

-5,66 %

1 460,37

1 372,50

-6,02 %

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

1 302,06

1 228,79

-5,63 %

1 270,56

1 194,66

-5,97 %

Titre 5. Dépenses d’investissement

171,05

160,80

-5,99 %

189,21

177,19

-6,35 %

Titre 6. Dépenses d’intervention

0,60

0,65

+7,78 %

0,60

0,65

+7,78 %

Source : projet annuel de performances de la mission « Gestion des finances publiques et des ressources humaines » pour 2012

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perspectives de la DGFiP suite fusion

Les perspectives d’avenir de la DGFiP n’ont pas encore été déterminées

Dans la cadre de la fusion, la mise en place de structures administratives nouvelles semblent avoir constitué une fin en soi. La définition des axes stratégiques à suivre postérieurement à la fusion n’a pas, jusqu’à présent, constitué une réelle préoccupation.

La nouvelle DGFiP ne dispose actuellement pas d’instruments prospectifs. Alors que les deux ex-directions étaient dotées de contrats pluriannuels de performance et de moyens, décrivant des pistes d’évolution en termes concrets, la DGFiP n’en a plus. Il leur a été préféré un document d’orientations stratégiques (DOS) qui, selon la Cour des comptes, ne constitue pas un support pertinent de réflexion pour l’avenir, ne contenant aucun objectif explicite et chiffré.

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rapport législatif concernant le PLF 2012 – programme de la DGFiP n°156

II. ANALYSE PAR PROGRAMME

L’analyse par programme ne procède pas à un recensement exhaustif des crédits demandés pour 2012, dont la justification au premier euro figure au projet annuel de performances. Seules sont retracées les évolutions les plus significatives, permettant de mettre en évidence les principales priorités financées par la mission en 2012.

A. LE PROGRAMME 156 « GESTION FISCALE ET FINANCIÈRE DE L’ÉTAT ET DU SECTEUR PUBLIC LOCAL »

1. Un programme qui porte les crédits d’une administration fiscale unifiée

Le programme 156 « Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public » a été originellement créé afin d’accueillir, au sein d’un programme unique, les dotations budgétaires de la direction générale des impôts (DGI) et de la direction générale de la comptabilité publique (DGCP).

Cette décision s’inscrivait dans une démarche de rapprochement de ces deux directions qui a abouti, en 2008, à leur fusion et à lacréation de la direction générale des finances publiques (DGFiP).

Par conséquent, le programme regroupe aujourd’hui les crédits alloués à la DGFiP. Le responsable du programme est le directeur général des finances publiques.

Le programme 156 a pour principal objet de porter les dotations destinées aux activités de calcul de l’assiette, de recouvrement et decontrôle des recettes de l’État et des collectivités territoriales ou versées à l’Union européenne, le paiement des dépenses publiques et la tenue des comptes publics.

2. Les actions du programme

Destinataire des moyens alloués à une administration fiscale désormais unifiée, le programme comporte huit actions :

- action n°1 « Fiscalité des grandes entreprises », qui comprend les crédits de la direction des grandes entreprises (DGE), créée en 2002, qui a vocation à offrir un interlocuteur fiscal unique aux grandes entreprises pour assurer l’assiette, le contrôle et le recouvrement des principaux impôts d’État et impôts locaux dus par cette catégorie de contribuables. Au 1er février 2011, la DGE a en charge près de 36 000 entreprises et recouvre 40 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), 48 % de l’impôt sur les sociétés (IS) et 91 % de la taxe sur les conventions d’assurance ; (résumé:  DGE: 40% TVA, 48% IS)

- action n°2 « Fiscalité des PME », qui assure le financement des services des impôts des entreprises (SIE). Ces services sont le fruit du regroupement, achevé au 1er janvier 2006, des fonctions d’assiette et de recouvrement afférentes aux impositions dues par les petites et moyennes entreprises (PME). Les SIE constituent un interlocuteur fiscal unique pour les PME ;

- action n°3 « Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale », qui a pour finalité de réaliser l’assiette, le recouvrement et le contrôle des impôts et taxes dus par les particuliers. Il s’agit aussi bien des impôts d’État (impôt sur le revenu, droits d’enregistrements, impôt de solidarité sur la fortune, droits de mutation), des impôts locaux (taxe d’habitation et taxes foncières) que de la redevance audiovisuelle. Cette action est mise en oeuvre par les services des impôts aux particuliers (SIP), issus du regroupement des centres départementaux des impôts (CDI) et de la partie recouvrement des trésoreries fiscales entrepris à la suite de la fusion de la DGI et de la DGCP. Le déploiement de ces structures, interlocuteur fiscal unique pour les particuliers, doit être s’achevé au cours de l’année 2011 ;

- action n°4 « Gestion financière de l’État hors fiscalité », comprenant le recouvrement des recettes non fiscales de l’État (recouvrement contentieux des amendes et des condamnations pécuniaires, prélèvements sur le produit des jeux, etc.), le paiement des dépenses, la tenue de la comptabilité et la gestion du patrimoine immobilier de l’État ;

- action n°5 « Gestion des pensions », qui comporte notamment les ressources affectées au service des retraites de l’État (SRE), issu de la transformation du service des pensions réalisée en 2009. Le SRE a pour mission de mettre en oeuvre la modernisation de la gestion des pensions, notamment par le déploiement du compte individuel retraite (CIR) pour l’ensemble des agents de l’État (fonctionnaires civils, militaires et magistrats) ;

- action n°6 « Gestion financière du secteur public local hors fiscalité », qui comprend les activités des comptables de la DGFiP assurant la gestion comptable des collectivités territoriales. À ce jour, les comptables de la DGFiP tiennent les comptes de près de 110 000 collectivités territoriales et établissements publics locaux. La DGFiP assure en outre, dans le cadre de cette action, le recouvrement des recettes non fiscales du secteur public local (redevances d’eau et d’assainissement des communes, prestations facturées par les établissements publics de santé, etc.). Enfin, les trésoreries de la DGFiP ont la charge du contrôle et du paiement de l’intégralité des dépenses des collectivités territoriales et de leurs établissements et offrent des prestations d’expertise à ces collectivités en matière de fiscalité locale et d’élaboration des budgets locaux ;

- action n°7 « Gestion des fonds déposés », qui correspond à l’activité de gestion de fonds déposés au bénéfice de secteurs d’intérêt général, comprenant les organismes soumis à une obligation de dépôt de fonds au Trésor (établissement public, régies des collectivités territoriales) et la clientèle de la Caisse des dépôts et consignation (CDC), notamment les notaires, les huissiers de justice ou encore les organismes de protection sociale ;

- action n°8 « Soutien », qui a vocation à venir en support des autres actions du programme. Elle accueille à cet effet le programme Copernic, qui a pour objectif de faire évoluer les systèmes d’information fiscaux de l’ex-DGI et de l’ex-DGCP vers un nouveau système unique, et les crédits destinés au financement des effectifs de la DGFiP exerçant des missions transversales au sein de l’état-major de la direction générale, des services d’audit et de contrôle interne ou encore des activités informatiques.

RESUME:

mission: finances publiques et ressources humaines

programme 156: gestion fiscale et financière de l’Etat et secteur public local

8 actions :

  1. fiscalité des Grandes entreprises, DGE
  2. fiscalité PME, SIE
  3. fiscalité particuliers, SIP
  4. gestion financière de l’Etat: paiement dépenses et compta et gestion patrimoine immo
  5. gestion des pensions: SRE, service retraite de l’Etat
  6. gestion financière du secteur public local: contrôle et paiement de la dépense, tenue compta, expertise FDL et élaboration budgets locaux
  7. gestion des fonds déposés: oblig dépôt des fonds au trésor, clientèle CDC, notaires, huissiers, organisme protection sociale.
  8. soutien: Copernic, syst informatique unique.
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éléments de langage

CHSCT: CHS conditions de travail. CCHS: commission centrale hygiène et sécu.  INSTANCES DE DIALOGUE SOCIAL ou ORGANES de CONCERTATION: CAPL et CAPN

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