le Patrimoine de l’entreprise expliqué à ma fille en CM2.

Les comptables construisent le bilan (tableau à 2 colonnes) de l’entreprise qui explique son patrimoine.

  1. au passif (colonne de droite ) apparaît:  « d’où vient l’argent de l’entreprise »: les apports des actionnaires (les actionnaires apportent de l’argent ou des biens comme de l’immobilier), et l’argent que l’entreprise emprunte à la banque et qui est une dette (ce que doit rembourser l’entreprise).
  2. à l’actif (colonne de gauche) apparaît: « à quoi a servi l’argent de l’entreprise »: investissements (immobilisations), les stocks et l’argent que l’entreprise prête aux clients (les créances) et l’argent en banque ou en caisse de l’entreprise (la Banque et la Caisse).

Principe: le total des  2 colonnes est égal; c’est-à-dire qu’il y a égalité entre « d’où vient l’argent de l’entreprise » et « à quoi a servi l’argent de l’entreprise ».

exemple de bilan (photo de l’entreprise qui représente son patrimoine (c’est-à-dire: d’où vient et où va l’argent)

Tu remarques que la valeur dite « patrimoniale » de l’entreprise est la somme des apports et du cumul des bénéfices non distribués que l’on appelle les capitaux propres. Dans l’exemple la valeur est 600€; cette valeur est aussi le montant de l’actif auquel on soustrait les dettes (car quand on vendra l’actif il restera au vendeur de l’entreprise, la différence entre – vente de l’actif-  et -les dettes restantes à payer-: 1000 – 400 = 600€ sa valeur); on dit alors: actif net = actif – dettes = capitaux propres = valeur patrimoniale.

Actif

répond à la question : où va l’argent de l’entreprise ?

Passif

répond à la question : d’où vient l’argent  de l’entreprise?

  1. Investissements : Immobilisations (terrain, appartements, bureaux, outillage, véhicules automobiles
  2. actif circulant : stock de marchandises, créances clients (prêts aux clients)
  3. trésorerie : caisse, comptes bancaires débiteurs (en positif)

Les capitaux propres composés de :

  1. Apports en espèce ou en nature

  2. cumul des bénéfices non distribués.

Valeur 600 €

Dettes composées de:

  1. emprunts bancaires à moyen ou long terme
  2. dettes fiscales et sociales
  3. comptes bancaires créditeurs (à découvert: en négatif)

valeur 400 €

1 000,00 €

1 000,00 €

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L’action expliquée à ma fille.

action: droit de partager les bénéfices et le prix de vente de l’entreprise.

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Russie élections présidentielles

Poutine: 2 mandats de président de 2002-2004 et 2004-2008

prochaine élection: le 4 mars 2012

dès lors des mouvements destinés à faire la preuve de leur représentativité s’opposent en cortèges: les pro et contre Poutine;

les chiffres de la Police permettent d’officialiser des contre vérités s’agissant de la représentativité des opposants (selon les opposants justement) ce qui permettra plus tard de confirmer le succès annoncé du candidat Poutine.

Source: http://tempsreel.nouvelobs.com

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Neville Chamberlain was Right

« Neville Chamberlain is remembered today as the British prime minister who, as an avatar of appeasement of Nazi Germany in the late 1930’s, helped to usher Europe into World War II. But, earlier in that fateful decade, relatively soon after … Continue reading

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Chamberlain avait raison !

« On se souvient de Chamberlain comme du Premier ministre britannique qui, voulant apaiser l’Allemagne nazie, a contribué à précipiter l’Europe dans la Deuxième Guerre mondiale. Mais peu après le début de la Grande dépression lors de cette même décennie fatidique, … Continue reading

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La dette sonne la fin du monétarisme

« La dette publique atteint un niveau d’alerte rouge, analogue à celui des dettes de guerre -circonstances où les Etats dépensent toutes leurs ressources pour le salut de la nation : en 1918, en 1945 aussi, la dette dépassait le produit intérieur brut. En 2012, les Etats-Unis en sont à 100 % ; la France à 85 % ; les pays impécunieux d’Europe -les Gipsis (populations persécutées, appellation certes moins déshonorante que PIGS…) ; même la vertueuse Allemagne à 75 %.

Comment en est-on arrivé là ? Le paradoxe sur lequel s’interrogeront les historiens est que le monde vit, depuis trente ans, l’ère du monétarisme -cette révolution de la politique économique née sur les ruines de l’ère keynésienne discréditée par la stagflation. Pour imposer la stabilité des prix, le monétarisme imposa l’indépendance des banques centrales, mandatées pour soustraire la création de crédits aux pressions de la fatale spirale salaires-prix, du corporatisme revendicatif et des « politiciens » à leurs yeux nécessairement dépensiers, démagogiques, inflationnistes.

Après que l’hydre inflationniste eut été remarquablement domptée par des taux d’intérêt prohibitifs, l’endettement s’enfla par la suite jusqu’à atteindre les proportions intenables d’aujourd’hui. La question est comment en est-on arrivé là puisque la politique monétariste avait précisément pour but de contrôler tout dérapage de la masse monétaire, c’est-à-dire de la création de crédits ?

La crise n’est pas seule responsable. La fatale spirale s’est enclenchée bien avant que les « bailouts » bancaires, stimulus et autres plans de relance ne viennent gonfler la dette publique : + 25 points depuis le krach -mais déjà 30 % du PIB dans les années 1980 ; 60 % dans les années 1990. En 1981, après la grave récession des chocs pétroliers, la dette française n’atteignait que 20 %.

Car le monétarisme a aussi engendré la dérégulation financière -c’est-à-dire la prohibition de toute intervention de l’Etat susceptible de déranger les équilibres du libre marché concurrentiel et globalisé. La théorie des « marchés efficients » portait en germe l’euphorie spéculative et la crise des « subprimes » : la projection sur les marchés de capitaux des immenses ressources des banques de dépôt, la titrisation ; la dissimulation du risque derrière les « innovations financières », les produits dérivés d’assurance -les CDS -qui en réalité n’assuraient rien et permettaient aux spéculateurs de faire semblant de croire qu’ils étaient assurés. C’est-à-dire l’« aléa moral » -formulé en termes simples : « ma dette c’est votre problème », l’encouragement à spéculer sans couverture : donc l’insolvabilité des banquiers devenus spéculateurs, l’inéluctable krach, le sauvetage des déposants au bord de la spoliation et de la panique, le mistigri de la dette privée transférée sur la dette publique.

D’une certaine manière le monétarisme est victime d’avoir trop bien réussi, ayant maintenu des taux d’intérêt bas sur très longue période et engendré un esprit de facilité, en facteur commun de toutes les vagues spéculatives. La stabilité monétaire retrouvée a créé un climat favorable à l’endettement, faisant oublier qu’il faudrait rembourser : l’endettement des ménages et des banques a explosé au cours des années 2000 jusqu’à ce que le krach de 2008 engendre le désendettement accéléré et provoque la nécessité pour l’Etat de se substituer en laissant déraper la dette publique. Du côté de l’Europe c’est l’euphorie de l’euro facile, sans prix à payer qui a engendré la facilité, les flux de capitaux à bon marché vers les périphéries impécunieuses, la spéculation immobilière, le sentiment que la rigueur est d’un autre temps. Le monétarisme n’a pas réussi à lutter contre l’addiction aux dépenses publiques, qui se sont révélées extraordinairement difficiles à réduire. « Benign neglect » : sous l’empire keynésien, tout comme sous l’empire monétariste, on ne comptait guère l’argent public. Demain, il faudra compter soigneusement chaque euro d’argent public.

On a confié aux banques centrales le mandat d’assurer la stabilité monétaire : on avait oublié que la stabilité financière fait aussi partie de leur mission historique : c’est la question du jour -prêteur en dernier ressort ; planche à billets ; dettes souveraines ; sauvetage de la Grèce (en attendant le Portugal, l’Espagne ?). On est sorti des dettes de guerre par la déflation pour la I re, par l’inflation pour la IIème. Quoi inventer cette fois ? »

Source: Les Echos.fr OPINIONS/ CHRONIQUES, article de Christian Stoffaës qui est professeur à l’université de Paris-II Panthéon-Assas.

 

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Ventes d’armes à l’Inde: le Rafale

Comme cela a été dit, le groupe français qui fabrique le Rafale et qui veut vendre à l’Inde est le moins cher.

L’annonce du succès de l’entreprise a fait grimper l’action de +20%

Tant pis pour ceux qui ont zappé, il y aura surement d’autres opportunités à saisir.

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Les formes de capitalismes aujourd’hui

« On peut distinguer entre deux types de capitalisme : le capitalisme anglo-saxon et le capitalisme rhénan.

1) Dès la fin des années 1970, la France a opté pour le premier type, choisissant de s’aligner sur le modèle nord-américain.

Non sans une certaine fascination pour ce modèle, elle a soutenu la financiarisation de l’économie tout en cherchant à profiter à fond des « largesses » de la mondialisation (production dans les pays à bas coût, émergence des grands marchés lointains, etc.). Le commerce et la finance ont rapidement pris le pas sur l’industrialisation, et l’Etat, affaibli, dépourvu de ses moyens, n’a bientôt plus été en mesure d’élaborer des politiques industrielles préparant l’avenir. Après trente ans dans cette voie, la France paye aujourd’hui le choix qu’elle a fait : les délocalisations d’usine, l’accroissement du chômage, l’endettement, la fuite des cerveaux, la montée du populisme en constituent, en quelque sorte, la facture.

2) Pendant ce temps, le capitalisme rhénan se porte bien.

En Allemagne, quelque 335.000 entreprises exportatrices (contre seulement 95.000 en France) contribuent pour près de 150 milliards d’euros à l’excédent de la balance commerciale, et permettent de maintenir à 21 % le taux d’emploi industriel dans le pays (contre 11 % en France). Ce modèle rhénan, familial, voire paternaliste, est celui d’un capitalisme ancré dans les territoires. Soutenu par un solide réseau de banques régionales, il privilégie la proximité géographique, la participation des salariés au projet d’entreprise, la concertation avec les élus producteurs d’économies externes. Il valorise l’économie réelle, la qualité et la confiance dans l’avenir. Il fait fi de la spéculation et des rendements de court terme. »

extrait d’article source lesEchos/ OPINIONS, « Le capitalisme rhénan, ce modèle », par Jean-Louis Guigou est délégué général d’Ipemed

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Baisse du coût du travail et augmentation du chômage en Grèce et Espagne

I) AVANT crise de la dette: entre 2000 et 2010, le coût du travail a bondi de:

  • +54,1 % en Grèce
  • +28,7 % au Portugal
  • +18,6 % en Allemagne.

II) APRES CRISE de la dette:

  1. CHÔMAGE: > 18 %  des actifs en Grèce, > 25% des actifs en Espagne.
  2. COÛT TRAVAIL:  la Grèce a réduit ses coûts de:
  • 14 % en moyenne ( entre 1er trimestre 2010 et 3ème trimestre 2011.)
  • et > 20% pour les employés de la santé et de l’enseignement.
  • suite à  discussions entre le gouvernement grecque et la Troïka (Union européenne, BCE, FMI) des bailleurs internationaux de fonds qui le demande (baisse de coût)

source lesEchos.fr

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Algérie, département français avant 1962

Mieux vaut sortir maintenant que jamais de l’autisme qui m’habite et communiquer enfin:

Des événements de 1962, je m’en souviens vaguement: un voyage et des sièges d’avion. Puis échouer sur la place de la Liberté à Toulon, courir après les pigeons amassés. L’armée, m’ont dit mes parents, nous avait prêté ou donné des couvertures et lits de camp.

L’arrivée n’était pas prévue ni préméditée: l’abandon par la France de ce territoire, l’Algérie, après le vote des Français métro sans le vote de la population la plus concernée, les Français d’Algérie.

Ces manoeuvres politiques ont toujours laissé amer mes parents, qui n’ont pas compris ce mépris de la  France, comme il disent. La France méprisante est incarnée par un personnage politique, de Gaulle, responsable de leurs maux.

« Le traître, adulé des Français peureux de la guerre, qui a abandonné, pour leur plus grand soulagement, les intérêts pourtant chers à une partie significative de la population française ».

La mythification de l’Histoire a pourtant transfiguré ce personnage le faisant passer du statut-repoussoir infâmant et toujours dénoncé de traître, au statut désirable de grand visionnaire de la politique coloniale de la France, puis des pays développés plus généralement.

Le clin d’oeil des physiciens: ou ce qui reste quand on a tout oublié – la culture -

Est-ce que ce changement d’état  - de traître  à visionnaire – s’analyse comme lié à une fonction d’état (avec un petit « e ») ?

Les plus grands thermodynamiciens planchent encore sur le sujet sans encore se prononcer. Les experts en science politique peuvent croire qu’ils ont la réponse dans la mesure où ils ignorent le jeu de mots: une fonction d’état- la fonction d’Etat-

Concernant les mots de l’auteur qui a qualifié le personnage politique de Traître, il s’agit de mon père qui repose depuis peu dans un jardin du souvenir, éparpillé autour des fleurs. Donc la Police aussi chatouilleuse soit-elle et qui voudrait sanctionner, devrait tout au plus accepter la chose ou punir en mettant en prison les coupables, soit alors des bouquets de roses et de chrysanthèmes qui se nourrissent des cendres de l’auteur des paroles, du Verbe.

source: témoignage d’une famille « pieds-noirs », la génération intermédiaire qui a connu l’Algérie puis la France.

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